29 février 2008
Dallas, ton univers impitoyâ-â-bleuh
Journée de folie hier... Entre Canal Blog que je ne parviens pas à apprivoiser, mes deux trolls, une copine qui me largue ses deux filles en catastrophe tandis qu'elle va s'occuper de son mec hospitalisé en urgence cause qu'il s'est cassé la pipe sur une rambarde de sécurité alors qu'il effectuait son jogging quotidien (ça a fini avec 200 points de suture, cinq heures de chirurgie réparatrice sur le visage, un plâtre dans le nez, j'ai bien dit, DANS le nez), une rencontre-dîner avec des journalistes de France Inter de passage sur San Diego... je ne touche pas terre.
Du coup, alors que mon avion part dans quatre heures, que j'attends le retour de monsieur Croissant pour m'amener à l'aéroport et s'occuper de nos trolls préférés, alors que, disais-je, je devrais terminer de préparer mon sac pour mon trip de quatre jours, je tape un post histoire de dire que JE SUIS TOUJOURS LÀ (cri du cœur).
Pour les photos, ce sera une autre fois (je maîtrise toujours pas bien mon interface Canal Blog, je vous l'ai dit et répété). Là, je vais chez (enfin, ce qu'il en reste) la famille Ewing (iouwingueu en gaulois), avec le Tom-Tom que monsieur Croissant me fait la gentillesse de me prêter (hey, ho, c'était son cadeau de Noël, il peut partager, nan ?), histoire que je ne me paume pas dans cette grande ville tentaculaire (chais pas pourquoi, tentaculaire, c'est un mot que j'aime bien).
Devinette du jour : qu'est-ce qu'un Tom-Tom ?
Comme j'embarque mon portable, je me ferai un plaisir non feint de rapporter ce que mes yeux vont voir, mes oreilles entendre. Je ferai surtout un effort pour ne pas appeler la maison toutes les deux heures et vérifier que le père de mes trolls ne faillit point à sa tâche. Voilà. Quand je bosse pas, je râle. Quand je bosse, je râle. Je dois être une râleuse qui s'ignore (qui s'ignore ? C'est pas certain).
A tout de suite ou presque. En direct de Dallas, et de son univers impitoyable... Pis si j'ai le temps, j'irai me balader au mémorial de JF Kennedy.
28 février 2008
Dîner de sons ?
Mon business-dîner de ce soir m'a appris deux choses.
1/J'adore la bouffe afghane.
On était dans un petit resto du quartier gay de San Diego, un des rares coins qui vibrent un peu en nocturne. Bon, un jeudi, c'était pas nan plus la foule, mais z'enfin. Tout y était : de vraies nappes blanches sur les tables, de vrais couverts qui clinguent clinguent quand ils s'entrechoquent, des serveurs classe et polis, une belle ambiance douce et feutrée.
Voilà longtemps que je n'avais point savouré pareil endroit. Et la carte !
La carte offrait un choix de roi (et aussi de brochettes aux noms plus exotiques les uns que les autres) et du vin à gogo. Je ne parle pas encore couramment le dari, aussi me suis-je rabattue sur un filet mignon en brochettes sur son lit de riz basmati à tomber par terre !
J'étais escortée d'un trio dinatoire. On m'avait invitée. Un email de France, un assistant d'un animateur radio à Inter qui me parlait de leur prochain passage dans la région, pouvait-on se rencontrer et discuter ?
Je suis d'un naturel partageur. Et puis naïf, aussi. J'aime bien aider mes confrères. C'est pas que j'ai des tonnes de tuyaux ou de contacts mais je partage volontiers et je suis toujours heureuse de converser des affaires du monde ou du bouton qui manque à la robe de Carla (je sais, je sais, personne ne l'a remarqué encore). Alors j'avais dit oui.
Donc nous voilà au resto afghan. L'assistant de l'animateur, la trentaine, doux et gentil ; un larron numéro 2 (ingé son ? reporter ?), pas bien haut et un peu plus bavard (mais guère plus) et enfin, le CHEF. Le chef est une sommité dans le petit milieu de la radio française (hey, moi aussi je rencontre encore du beau monde, sauf qu'à la différence d'il y a dix ou quinze ans, quand j'officiais encore dans la capitale, ça ne m'impressionne plus du tout). Il a une quotidienne d'une heure sur Inter.
2/Rien ne ressemble plus à un son qu'un autre son
J'avais, par curiosité, gougueulisé Chef avant de le rencontrer, histoire de savoir à quoi il ressemblait, puisque sa voix je connaissais, mais pas sa tête. La cinquantaine, la carrure carrée et massive, les joues d'un bouledogue bien nourri et surtout, surtout, les yeux froids, qui se plissent comme de la dentelle empesée.
J'avais un drôle de sentiment désagréable et de malaise en sa présence. Le repas (deux heures à table !), n'a point fait faiblir mes réticences. Il parlait peu mais avec autorité. Ses deux compagnons n'en plaçaient pas une plus haut que l'autre et semblaient éviter de contredire ses propos qu'il déclamait avec une voix au timbre chaud et beau, mais au ton, heu, arrogant. Il se la pétait sans vouloir montrer qu'il se la pétait. mais je confirme : il se la pétait.
Il a sorti un calepin de manière furtive et s'est mis alors à me croquer discrètement, en masquant la page sur laquelle il travaillait. J'ai failli lui dire qu'il n'avait pas besoin de se cacher puis j'ai laissé tomber. Je ne me sentais pas la force de chercher querelle à un type que de toute façon je ne reverrai sans doute pas avant longtemps, si jamais je le revois un jour.
On s'est quitté sans effusion. J'avais le sentiment d'avoir perdu mon temps avec, comme lot de consolation, un dîner exceptionnel. C'est peu et c'est beaucoup. Mais je promets de faire un effort et de ne plus accepter toujours aussi bêtement de rencontrer des sons en liberté.
22 février 2008
Ne dites pas à ma mère que j'écris un blog, elle me croit grand reporter en déplacement
J'ai quitté mon Mac. Ça m'a pris d'un coup. Ça faisait des semaines que mon Mac ramait avec cette scrogneugneu d'application qui simplifie tout. Je voulais être une blogueuse (ne pas confondre avec gueuse, qui n'est pas non plus le féminin de gnou). Une blogueuse libre, farouche, âchement productrice. J'étais devenue esclave de mon Mac. Et lui, ce sournois, avec sa mémoire de plus en plus remplie, refusait de tourner à plein régime, se faisait prier pour envoyer mes posts au monde (virtuel peut-être, mais ça n'en reste pas moins vertigineux).
J'ai craqué. J'ai décidé de m'affranchir et de plonger chez Canal Blog. Pas sûr que ça m'avance à grand-chose cause que je patauge dans les paramètres depuis une semaine. C'est pour ça que j'ai pas de titre : je sais pas où est la petite case à remplir.
Bon, Karmara, si tu passes par là, tu me shootes un mail vite fait pour me guider ?
Ah. Ne dites vraiment pas à ma mère que j'écris un blog. Elle me croit encore grand reporter en déplacement.
21 février 2008
Début rude et rude début
Déménagement total et chamboulements tout azimut : chuis pas sûre de tout maîtriser... Pis d'abord, tout ça, c'est la faute à Karmara. Na.