30 avril 2008
Une absence ? Comment ça, une absence ?
Misère (jamais commencer un post avec une note négative, ça fait fuir les trois lecteurs fidèles qui me restent – sur 7).
J'expérimente plein pot ma vie de soccer-mom depuis le début de l'année. Monsieur Croissant bosse six jours sur sept en horaires décalés. Grand Troll est scolarisé à la maison jusqu'en juin depuis la mi-janvier. Petit Troll, qui allait en garderie deux jours par semaine, y va quatre fois depuis mars. Mère indigne ? Voui, y'a des jours où je me sens pas à la hauteur, où la culpabilité m'étreint. Bon, j'avoue. Quand on voit Petit Troll lâcher un Yeaaaahhh de joie quand on arrive sur le parking de la garderie, la pression tombe un poil.
Maison, bouffe, courses, linge, ménage, vie sociale, activités extra-scolaires, cuisine... Je trouve encore moyen de partir en reportage (dans quinze jours, direction : San Francisco. Ça va encore ressembler à des vacances, mon job, sur ce coup-là, tellement c'est bien de se retrouver seule et sans autres contraintes que celles que j'ai choisies).
Et moi perso, dans tout ça ?
Je me suis découverte des capacités d'adaptation et d'organisation hallucinantes. Sans déc', si on fait un concours d'efficacité et de rationalisation, je suis forcément médaille d'or.
J'assurais comme un chef avant la scolarisation à la maison de Grand Troll (sans aucune modestie !). Mais là, je me surpasse, je m'épate, je m'éblouis, que dis-je, je m'hallucine moi-même que même je me demande si c'est toujours moi qui suis aux commandes tellement je m'en fiche plein la vue.
C'est peut-être bien là où ça coince. Hein. Si si.
En vaillant petit soldat du quotidien, on a tendance à s'oublier. Pas le temps. Pas l'énergie. Pas envie. Prendre un bouquin ? Bof. Gratter un post sur son misérable blog et croire un instant à une oxygénation momentanée ? Bof.
Gong final de cette routine de foldingue : le 11 juin. Embarquement immédiat pour un séjour de sept semaines en Gaule (surtout arverne).
Et, cerise sur le gâteau, virée en solo à cheval presque trois semaines en juillet.
Au pays de Gengis Khan.
Vingt ans que j'en rêve. Vingt ans que je fantasme sur ce trip.
C'est pas l'extase ça ?