29 septembre 2008
En noir et blanc, c'est pas mal aussi

Promis : c'est la dernière fois que j'en cause.
J'y peux rien si ce pays m'envoûte à ce point. Au-dessus, là, je vous présente, de gauche à droite, Bagy, Dembé et Agy. C'est devenu des potes, même si le mongol, langue d'origine turco-altaïque, est restée une énigme. Enfin, surtout, ça reste imprononçable, quelque que puissent être les efforts louables dont nous fîmes montre, mes sept camarades d'équipée et moi-même.

Ce que je veux dire, en fait, c'est que la communication peut prendre bien des formes. Que surtout, elle est possible, en dépit des différences de culture et d'éducation. Qu'elle va au-delà des mots. Qu'elle passe par gestes, par mimiques, par l'humour.

Djoouuuuulie, si tu lis jamais ce blog, je dois publiquement te remercier pour tes clichés. Voilà qui est fait.

Prochain post nettement moins photogénique : Je sens que Sarah Palin va m'inspirer. Sarah qui ?
I'll be right back...
16 septembre 2008
Pour le plaisir

Partageons un peu...


14 septembre 2008
Mongolie

Scusez, j'étais partie et j'ai eu du mal à revenir. D'ailleurs, suis-je bien revenue tout à fait ?
Ceci est un post sérieux. Si si. J'ai du être Mongole dans une vie antérieure, galoper les steppes infinies aux côtés de Gengis Khan au temps de sa conquête irrésistible, enfourner le mouton bouilli comme qui rigole (c'est d'ailleurs peut-être pour ça que je ne peux plus le torcher, le mouton), chasser l'aigle au poing et tirer à l'arc les grues qui s'abreuvent tranquillement le long des cours d'eau. Je ne sais pas. Ou alors, un bout de moi n'a pas réintégré toutes les cellules et est resté là-bas.
Toujours est-il que depuis mon retour, je rêve, je m'évade en pensées, j'écoute les chants de nos copains mongols, cavaliers ô combien émérites, buveurs redoutables de vodka qui arrache les tripes après avoir incendié l'œsophage en une goulée...
J'ai changé. Je suis plus calme. Plus sereine. Plus douce. Est-ce l'espace qui s'étend encore et encore à perte de vue ? Est-ce la générosité incroyable de ce peuple qui n'a rien (mais alors, rien du tout) mais surtout l'essentiel ? Est-ce la beauté sidérante de ce ciel d'un bleu limpide lardé de gros nuages qu'on croirait sortis d'une peinture impressionniste ?
Il y a eu ces échanges humains d'une force, d'une intensité sans pareille... j'ai envie de dire d'une grande pureté (ça fait gnan-gnan, comme ça, mais vraiment, je plane encore !).
Le rêve est devenu réalité... la réalité va me faire rêver encore longtemps, longtemps. Voilà que partie épuisée, je reviens apaisée.
Merci, ô Mongolie.
